Varanasi, la ville sainte hindou (18 et 19 janvier 2014) :
  

Varanasi, la ville sainte hindou (18 et 19 janvier 2014) :

Varanasi, Inde le 22/01/2014

 

Dans le train pour Varanasi, nous faisons la connaissance de 2 parisiennes. Nous sympathisons mais sans plus… Le train a 3 heures de retard à l’arrivée et nous commençons à râler (en bon français…). On nous dit que c’est à cause du brouillard… Plutôt bizarre comme excuse mais bon.

Dans le train au réveil seul moment d’insécurité ressenti en Inde où le responsable du wagon agrippe  fortement Gaëlle par le poignet pour lui montrer ce que se passe vers la porte ouverte du train en marche … Gaëlle se dégage et décampe vite … Le gars réessaiera le même tour avec une de nos copines parisiennes mais Simon veille !!! Pas de soucis mais bien louche comme attitude tout de même !!!

 Nous arrivons enfin à Varanasi où il y a comme d’habitude en Inde une foule immense. Un chauffeur doit nous attendre sur le quai pour nous emmener à notre hôtel que nous ne connaissons pas… Nous voyons un chauffeur avec une pancarte Mr Samiane. Surement pas nous… Hors si, c’est bien pour nous. Le téléphone ne doit pas super bien passer…

Nous arrivons bien à notre hôtel qui ne ressemble pas trop à un hôtel car pas de nom sur le devant (ni à l’intérieur) et une simple table pour réception… Plutôt sommaire. Mais pas de soucis, c’est bien là et tout ira bien.

Nous décidons de vite partir à pied pour le centre ville malgré les nombreux tuc tuc qui nous accostent. En chemin, pur hasard, nous retrouvons les 2 parisiennes qui cherchent leur chemin, à pied comme nous. Nous décidons de rejoindre ensemble le centre ville, tant bien que mal…

Les rues n’ont pas de nom, il n’y a pas de trottoir, les vaches bloquent parfois le passage… heureusement que Simon a sa boussole…

Nous arrivons pour le coucher du soleil en plein centre ville sur les bords du Gange et nous suivons la foule… vers une cérémonie religieuse (qui a lieu tous les soirs)… Nous ne comprenons pas trop pourquoi il y a cette cérémonie mais nous pensons que c’est pour prier pour les morts qui vont ou qui ont été brulés… Tout un tas de chants sont prononcés par des « prêtres » qui effectuent une chorégraphie bien calée avec une succession d’objets (chandelier, plumeaux, …). La foule répète en chœur !  C’est prenant !

Il fait nuit donc nous décidons de rentrer à l’hotel en vélo tuc tuc conduit par un gamin de 15 ans… Le pauvre, il galère à nous trainer surtout que nous habitons assez loin… En chemin, nous retrouvons encore une fois nos 2 parisiennes qui ont, elles aussi, pris un vélo tuc tuc conduit par un gamin de 15 ans… C’est la course… des tortues…

Nous décidons de retrouver les 2 filles le lendemain à l’aube pour une ballade sur le Gange… mais nous ne les retrouverons jamais car nous n’avons pas réussi à nous lever… pas sure qu’elles y soient arrivées elles non plus…

Le lendemain, une fois les sacs à nouveau empaquetés avec le linge qui ne sèche toujours pas depuis Agra… nous repartons en tuc tuc direction le Gange.

Avant la ballade en barque, nous assistons à une cérémonie où ils brulent le corps d’une mère de famille à une des 2 portes de crémation de la ville. On nous explique que seuls les hommes peuvent venir brûler les corps. Les femmes sont interdites… depuis un incident, 10 ans plus tôt, où la belle- famille aurait poussé la veuve vivante dans le feu où brulait son mari…

Ensuite nous partons pour une ballade d’une heure sur le Gange et dans lequel on n’a pas du tout, mais alors pas du tout envie de s’y baigner… (eau ultra-polluée).  C’est quand même prenant de voir tout ce monde se laver dans la rivière et prier… On sent réellement une ferveur et une atmosphère particulière… Le Gange est vraiment sacré pour les hindous…

Durant la ballade, nous contemplons les maisons colorées et les nombreuses portes de Varanasi (qui sont en fait les accès au fleuve) et toutes sont particulières… Ce qui étonne également c’est le nombre de portes qu’il y a sur un si petit espace, ce qui témoigne l’importance du Gange en Inde…

Nous assistons et contemplons de nombreuses personnes qui se lavent, lavent leurs vêtements, se brossent les dents mais aussi vont baigner et brûler leurs morts … Nous voyons également ,cadavres de chien, poulet et même une vache. Heureusement pas d’homme…

Après notre ballade et les milliers de photos prises par Gaëlle, nous partons nous balader dans le centre de Varanasi et visiter des temples hindous qui n’ont pas le même charme que ce que nous venons de vivre…

Nous partons ensuite au nord de Varanasi sur les bords du Gange pour une balade à pied cette fois. Les cerfs-volants toujours et les enfants s’amusent… les petits comme les grands…

Nous arrivons ensuite à la deuxième porte de crémation, la principale où des corps sont brulés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24…(plus de 300 par jours). Il y a 4 niveaux en fonction de la caste du corps. Les plus basses classes sont près du fleuve et les Brahmines surélevés… Un bénévole nous fait le guide et nous rapproche des corps des différentes castes. Il nous explique également que le bois est cher et que certaines familles ne peuvent pas se payer ce luxe donc le corps est seulement laisser à flots sur le Gange… Nous ne voulons pas trop nous rapprocher et nous nous sentons gêner d’assister à une crémation au milieu de la famille… Le « guide » continue quand même jusqu’à nous montrer un hospice où les personnes attendent de mourir et n’ont pas assez d’argent pour se payer le bois… Il nous demande alors de faire un don… Ayant déjà beaucoup donné et dépensé en Inde, nous faisons un faible don mais le « guide » se sent insulter et nous dit que nous avons un mauvais karma parce que nous ne donnons pas assez… Après quelques discussions, nous lui expliquons que nous donnons souvent et que nous ne pouvons pas donner à chaque fois beaucoup. Il se ravise et comprend… puis nous offre un thé chai. Nous discutons un petit moment et nous donne ses coordonnés si un jour nous revenons à Varanasi…

Nous rentrons  en tuc tuc où nous réussissons à bien négocier. Arrivés à l’hôtel, nous voulons le payer mais il refuse l’argent… nous ne comprenons pas. Nous rentrons à l’hôtel et apprenons que notre train qui doit partir à 22h a  déjà 3-4h de retard…

Le gérant nous conseille d’y être quand même tôt pour que ce soit plus sécuritaire sur la route, on prévoit d’y être pour 22H, et surprise au moment d’appeler un Tuc Tuc celui qui nous a déposé est toujours là, il nous attend depuis presque 2h dehors. En fait il n’a pas compris et pensait qu’on le paierait à la fin des deux courses (alors qu’on ne lui a jamais demandé de faire la seconde …). Mais comme le pauvre a attendu donc on partira avec lui ! Sur le chemin on croise un Bagpacker qui retourne en ville pour trouver un hôtel car son train à 18h de retard … Quand même, c’est possible !

Arrivés à la gare on s’aperçoit que Gaëlle n’avait pas de place mais était sur liste d’attente, ouf elle en a une maintenant et dans le même wagon mais pas à côté de Simon … on verra si on peut changer !!! Le train doit arriver à 2h du mat, on patientera dans la salle de repos au milieu des gros rats dont les passages réguliers nous aident à ne pas nous endormir !!! Après 4h d’attente on se dirige vers le quai où le train est annoncé avec encore 1h de plus de retard. 3h du mat  rien, enfin 3 trains en 3à min mais ce n’est pas le nôtre… Il fait froid et Gaëlle finit par tomber de sommeil. Enfin à 4h du mat (après 6h d’attente) … Le train est annoncé mais pas sur ce quai … faut vite bougé !!! (2h dans le froid pour ne même pas être au bon endroit !!!) … Dans le train, le compartiment de Simon est presque vide donc on pourra s’installer ensemble sans soucis … On peut enfin dormir paisiblement !!!

Ce qu’on ne sait pas encore c’est que le plan galère n’est pas finit …
 

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